Une catastrophe humaine mais aussi écologique est sur le point de se produire!

La production de lixiviat et de biogaz par décomposition des matières organiques.

La décomposition par fermentation des déchets organiques (ou « biodéchets »), ajoutée aux eaux pluviales, produit un jus, le lixiviat, dont une partie est captée par des drains enfouis à la base des casiers. Ce jus chargé en différents polluants contenus dans les déchets mélangés est très toxique : la loi oblige à l’acheminer vers une station de traitement sur site ou à l’extérieur, où une partie seulement de la pollution est abattue (matière organique surtout). Le liquide traité, contenant encore une quantité de métaux lourds et de substances nocives est rejeté dans l’environnement, polluant les cours d’eau. Pour isoler les casiers du sol, leur fond est tapissé par une membrane synthétique étanche, appelée « barrière active », complétée par une couche de terre argileuse de 3 à 5 mètres, la « barrière passive ». Mais ces barrières n’ont qu’une efficacité limitée dans le temps : dans un casier refermé, la membrane peut se fissurer et laisser s’échapper du lixiviat. Franchissant la couche de terre, il finit alors par contaminer le sol et les nappes phréatiques. La décomposition par fermentation des déchets organiques produit également des gaz, connus sous l’appellation « biogaz », constitués en majorité de méthane, un gaz avec un potentiel d’effet de serre 25 fois plus élevé que le CO2. La loi oblige les exploitants de décharges à installer, dans le casier, des systèmes de captage du biogaz, une fois celui-ci comblé entièrement de déchets et recouvert éventuellement par re-végétalisation. Mais ces systèmes ne permettent de capter que partiellement le biogaz produit, avant de l’envoyer vers un alternateur où il servira à produire de l’électricité et, plus rarement, vers une chaudière pour être transformé en chaleur . Le biogaz capté et non utilisé est brûlé dans des torchères, pour lesquelles la réglementation est peu exigeante, entrainant le rejet dans l’air de fumées dans lesquelles persistent des polluants nocifs, notamment des métaux lourds. Malgré le couvert végétal de surface qui recouvre les casiers comblés, des fuites de gaz se produisent dans l’atmosphère, participant ainsi au réchauffement climatique.

4 jours et le feu couve encore a #MareChicose. Des colonnes de fumees épaisses montent doucement dans le ciel mauricien alors que retombe de la cendre quasi toxique sur des quartiers entiers. Les questions que je voudrai poser au Ministre Deva Virahsawmy et a ses bons samaritains, sont les suivantes : AVEZ-VOUS RESPECTE LES OBLIGATIONS STRUCTURELLES DE SECURITE ECOLOGIQUE, quant a la mise en oeuvre de du site de Mare-Chicose? Si oui, en tant que citoyen de l’Ile Maurice et en tant qu’habitante d’une région proche, j’aimerai bien savoir pourquoi de les habitants limitrophes, s’en plaignent depuis la nuit des temps ? Cela ne date pas d’hier Monsieur le Ministre ! De quel securité parlez-vous donc, alors que je tousse et m’étouffe a chaque bouffée d’air polluée par l’incendie de Mare-Chicose ? Et quid des régions de Curepipe et autres ou l’odeur de brûlée gène le bien-être du peuple ? Il n’est plus question de rassurer avec votre langue de bois, mais bien d’URGENCE, de CONTINGENCE, de DILIGENCE… Mais voila ! Votre silence d’ignare me laisse perplexe quant a la qualité de vos compétences en matière d’Urgences Écologiques. EN somme vous êtes a l’image du gouvernement amoral qui gouvernement ce pauvre pays (pauvre dans ce que vous en avez fait).

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Photo de Naresh Roodur

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